11.02.2009

On ne remarque pas les grèves en France

Mais pas plus dans les DOM-TOM.

Tellement que des problèmes récurrents, vieux de dizaines d'années, remémorés aux gouvernements régulièrement ne sont toujours pas résolus.

On se dit, quand un ministre se rend sur place pour enfin régler le problème (pour reprendre une rhétorique neuilléenne) et affirme haut et fort qu'il ne repartira pas tant que cela ne sera pas réglé, et qu'on le voit revenir à Paris quelques jours après pour prendre ses ordres… pour repartir aussi sec aux frais de la République… Ce qui me fait penser que l'on considère nos DOM-TOM tellement proches de la barbarie indigène qu'il n'y a ni internet, ni téléconférence, ni téléphone, ni signaux de fumée ni même profil fessebouc. Donc, ce secrétaire d'état revient et repart, avec un "non" pour toute réponse. Inutile de dire que ni Yves Jégo qui a pourtant un blog, ni les deux négociateurs nécessaires pour expliquer le "non" ne vont être à la fête.

L'on me demandera pourquoi il pouvait partir sans négociateurs pour négocier, mais en a besoin de deux pour refuser… Encore un mystère des arcanes ministérielles.

Entre-temps Guadeloupe, Martinique, et Réunion ont l'invisible grève bien réelle ou en devenir, et vu la gestion en cours, le prochain mouvement unitaire de mars en métropole pourra s'y adjoindre. Car je doute que dans le contexte économique général la réponse soit adéquate au vu de ce que l'on considère comme "relance" en Gaule.

J'ai très peur que la République ne rate encore une occasion de montrer la puissance de sa devise (non, pas le Teuro, mais liberté, égalité, fraternité) pour ne pas gêner les petits trafics de békés ou de zoreilles qui compliquent la vie de tout le monde là-bas.

(merci à Marie-Laure de m'avoir rappelé que j'avais de la bile à déverser sur ce ratage à répétition)

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